Publié par Jean Marc Passeron le mar, 28/05/2013 - 14:16

Hautes-Alpes: La Polo R WRC de Seb Ogier face à un défi de taille en Grèce
C’est en solide leader du championnat du monde que Sébastien Ogier aborde la sixième manche de la saison WRC, le 59e Rallye de l’Acropole, au programme du 31 mai au 2 juin.
Le pilote gapençais apprécie tout particulièrement de revenir à Loutraki, et pas uniquement pour la belle 7e place décrochée l’an dernier au volant d’une Skoda Fabia S2000 : « J’aime le Rallye de Grèce parce que j’y ai déjà d’excellents souvenirs, pas seulement pour ma victoire de 2011. Ma deuxième place en 2009, en particulier, aura toujours une place à part dans mon cœur parce qu’on peut dire qu’elle a marqué mon éclosion en catégorie WRC. Depuis, ça a été de mieux en mieux. »
Des routes rocheuses et bosselées, une poussière aveuglante, des températures atteignant les 50°C dans l’habitacle des voitures… L’Acropole se veut le Rallye des Dieux, il est avant tout celui des hommes et des machines, mis à rude épreuve. Impossible, donc, pour Volkswagen de se reposer sur ses lauriers, malgré un début de saison idéal, auréolé de 3 podiums et de 2 deuxièmes places en l’espace de 5 courses.
« En WRC, vous n’avez pas beaucoup de temps pour savourer un défi réussi avant d’aborder le suivant, » fait remarquer Jost Capito, directeur de Volkswagen Motorsport. « Après avoir placé nos trois Polo R WRC dans les points sur le Rallye d’Argentine, nous espérons réaliser une performance similaire en Grèce. Maintenant que le légendaire Safari Rally ne fait plus partie du calendrier WRC, le Rallye de Grèce est sans aucun doute le challenge le plus difficile de l’année pour toutes les équipes. Nous sommes heureux de le disputer pour la première fois avec notre Polo R WRC. »
Un nouveau frein à main pour la Polo R WRC
Afin de se préparer à relever ce défi, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont passé plusieurs jours en Grèce dans la foulée de la manche précédente, tout comme leurs coéquipiers. « Le Rallye de Grèce est l’un des plus difficiles de l’année. Lors de nos essais qui ont suivi le Rallye d’Argentine, on a simulé des conditions typiques de la Grèce pour voir où l’on pouvait améliorer la Polo R WRC. Cela nous a aidés à bien progresser et je pense que l’on pourra à nouveau décrocher un bon résultat, » explique le pilote.
Afin de permettre à la Polo R WRC de progresser, l’équipe technique s’est en particulier penchée sur son frein à main, source de quelques frayeurs en ce début de saison. « Dernièrement, le frein à main est devenu un problème important et nous avons passé beaucoup de temps sur cette question dans notre préparation de la Grèce, » indique François-Xavier Demaison, responsable technique. « Quand le frein à main était sollicité, il ne libérait pas l’essieu avant aussi vite que pourraient le souhaiter des pilotes comme Sébastien Ogier. Nous introduirons en Grèce un nouveau système hydraulique qui, avant d’être approuvé pour être utilisé en compétition, a passé une intense série de tests. »
Fort de cette évolution, Sébastien Ogier se veut confiant face au défi que représente le Rallye de Grèce, pourtant il ne visera pas la victoire à tout prix : « Bien sûr, idéalement j’aimerais remporter tous les rallyes, mais il faut que l’on pense au championnat. Compte tenu de l’avance confortable dont on jouit dans les deux championnats, on n’a pas absolument besoin de gagner. Si on continue à marquer régulièrement de bons points, ce sera suffisant. »
Inscrit au calendrier dès la création du championnat du monde, en 1973, le Rallye de Grèce a peu à peu évolué au fil du temps, passant d’un format endurance à un “sprint” typique des rallyes actuels. Pour cette édition 2013, l’itinéraire est raccourci d’une centaine de kilomètres en comparaison de l’an dernier. La course débutera par la spéciale la plus longue du week-end, Kineta-Pissia (44,7 km), disputée à deux reprises vendredi soir. Huit spéciales sont au programme le lendemain, couvrant près de 150 km. Dimanche, il s’agira de s’attaquer à quatre autres tracés, pour 83 km supplémentaires. Parmi eux, les concurrents auront à faire à Loutraki, une Power Stage musclée couvrant 30 km à elle seule.
