Publié par Valentin Doyen le mar, 20/08/2013 - 14:44

Hautes-Alpes: Rentrée rime souvent avec relance des luttes sociales. Le syndicat FO appelle les salariés à se mettre en grève le mardi 10 septembre prochain. Au coeur de revendications: les salaires, l'emploi et les retraites. Le rassemblement est prévu devant le Conseil Général à Gap vers 10h. Voici le communiqué
En décidant d’appeler ses syndicats et les salariés de ses secteurs à la grève le 10 septembre 2013, L’Union Départementale FORCE OUVRIERE des Hautes-Alpes a volonté manifeste que cette journée soit une réussite dans la mobilisation.
Après plus d’un an d’exercice du pouvoir par François Hollande et sa majorité parlementaire, les salariés : actifs, retraités et sans emplois, ont besoin de se faire entendre pour être pris en compte. Si certains ont pu se bercer d’illusions quelques temps, l’heure n’est plus à se perdre dans les conjectures sur la crise, les méfaits de la crise. HOLLANDE-AYRAULT, comme en leur temps SARKOZY-FILLON, ont choisi, au lendemain de leur prise de fonction faisant fi de certaines promesses, le programme d’austérité de la troïka : FMI-BCE-UE. Que l’on soit salarié du privé ou du public nous en subissons tous les méfaits.
Au nom de la sobriété, si chère au Premier ministre, les fonctionnaires sont au régime sec. Pour la cinquième année consécutive, le point d’indice ne sera pas revalorisé entrainant de fait une perte de pouvoir d’achat. Au demeurant, c’est le service public qui est attaqué dans ses missions et ses moyens. La modernisation de l’Action Publique a remplacé la RGPP pour taper plus fort et tout cela avec pour seul objectif répondre aux traités de l’UE.
Dans le privé, MEDEF et CFDT et le GOUVERNEMENT font cause commune pour réduire les droits des salariés et répondre à l’objectif européen de « modernisation du marché du travail ».
Dans ce contexte, toute réforme gouvernementale sur les retraites est plus que sujette à caution d’autant que les arguments employés ont le triste goût du réchauffé :
« Les caisses vont se vider et nous ne pouvons pas laisser cette dette aux générations futures…. » : Hormis l’aspect culpabilisant de la sentence incitant à dresser des bûchers à nos géniteurs et aux géniteurs de nos géniteurs voire à « Eve pour avoir mordu la pomme », les faits sont que les caisses ne sont pas vides et que là encore le gouvernement fait de l’idéologie pour toucher sa pitance de Bruxelles.
« L’espérance de vie augmente donc il faut travailler plus longtemps », en filigrane la retraite n’est pas faite pour vivre donc « Vivre la retraite des morts » rejoignant ainsi la logique du Ministre des Finances japonais : « La problématique des dépenses faramineuses en gériatrie ne sera résolue que si nous les incitez à se dépêcher de mourir. » (Rappelez-vous certain rapport CHARPIN : « faut-il faire des soins onéreux pour des personnes âgées à espérance de vie limitée… » )
Dès les premiers coups de semonce des bourses, nous l’affirmions : « Nous ne voulons pas payer leur crise ».
Aujourd’hui, ils ont beau nous présenter l’addition en rose et vert, nous le réaffirmons :
« La facture n’est pas pour nous, la facture n’est pas pour les salariés ».
