Publié par Anonyme (non vérifié) le lun, 08/02/2016 - 20:34

De nombreux conseillers départementaux ont répondu présent à l’invitation du Président Jean-Marie Bernard, pour rencontrer Bernard Beignier, le recteur d’académie, qui a présenté dans l’hémicycle de l’hôtel du Département la réforme du collège.
En préambule, le recteur a souligné toute l’importance que revêt le travail en commun des élus et des services de l’Education nationale. « La pire chose qui pourrait arriver dans ce pays serait que les élus restent dans leur coin avec leurs sollicitations et que l’administration ne fasse qu’administrer sans en prendre en ligne de compte la voix de la population », considère-t-il.
Bernard Beignier a par ailleurs réaffirmé le soutien qu’il entend apporter aux deux départements sud-alpins. « Nous avons une académie à deux poumons », explique-t-il. « Deux gros départements – le 13 et le 84 – et deux départements alpins – le 05 et le 04. L’écueil à éviter, c’est de laisser la deuxième ville de France aspirer toute l’énergie du Rectorat. Et pour être originaire du Massif Central, il est superflu de m’expliquer ce qu’est la ruralité. J’y suis né et j’y retournerai un jour ».
Le recteur a ainsi annoncé la stabilisation de l’offre éducative dans les deux départements sud-alpins. Il a également avancé que la dotation par élève dans le 04 et le 05 est sensiblement supérieure à celle d’un élève Marseillais.
Enfin, Bernard Beignier considère la mise en œuvre du numérique « exemplaire » dans les deux départements.
En ce qui concerne la réforme du collège, il la voit comme « nécessaire, du fait que les générations passent et que le monde change. En 1975, quand le collège unique a été créé, peu d'élèves arrivaient au brevet des collèges. Aujourd’hui, selon les académies, entre 60 et 80% des élèves obtiennent ce fameux brevet et accèdent aux 111 possibilités de passer le bac en France. »
La réforme, estime-t-il, est une transition entre apprentissage de connaissances et assimilation de compétences. « La question étant de savoir si on fait de l’anglais pour lire Shakespeare dans le texte ou si c’est pour tenir une conversation avec un anglophone ou lire un manuel d’utilisation quand on en a besoin », argumente Bernard Beignier.
Pour acquérir ces compétences, le parcours de l’élève a donc été revu. Il ne se décline plus en années mais en cycles.
Cycle 1 (classes de maternelle) : apprentissages primaires
Cycle 2 (CP, CE1, CE2) : apprentissage fondamentaux
Cycle 3 (CM1, CM2, 6è) : consolidation
Cycle 4 (5è, 4è, 3è) : approfondissement
En conséquence, l’apprentissage de la première langue vivante se fait dès le CM1 (début de cycle 3) et la deuxième langue dès la 5è (début de cycle 4).
Afin de mieux préparer la transition entre les classes élémentaires et le collège, la classe de 6è est considérée comme aboutissement du cycle 3.
Le conseil école-collège a par ailleurs été prévu pour faciliter la transition, « favoriser la continuité et éviter la rupture ». « Le volume horaire n’a pas bougé d’une seule minute », poursuit le recteur. « Mais les heures de cours sont réparties différemment. En enseignements communs, accompagnement personnalisé et enseignements pratiques interdisciplinaires. Ce qui implique des postures différentes des professeurs. Seul avec un groupe dans le premier cas, seul aux côtés d’un élève dans le deuxième. A plusieurs professeurs avec un groupe d’élèves dans le dernier cas de figure. »*
