Le Laus : excédé, il enlève les tuyaux de chantier dans son jardin au tractopelle

C'est une nouvelle affaire de « terre » qui anime la commune de Saint-Étienne le Laus. Un habitant de la commune, employé à la mairie, est soupçonné d'avoir volontairement détruit, avec un tractopelle, un chantier qui passe sur son terrain. Les faits se sont produits vendredi. Selon nos informations, la municipalité a décidé de porter plainte.

L'histoire a débuté au mois de juin 2016. Pour la construction d'un futur lotissement, qui doit accueillir à terme 46 maisons à Saint-Étienne le Laus, des travaux de gros œuvre ont commencé. Objectif : installer les tuyaux qui apportent l'eau et l'électricité, ainsi que le tout-à-l’égout.
Pour cela, il faut que le chantier passe par plusieurs terrains qui appartiennent à des propriétaires différents. C'est sur l'un de ces terrains que le problème se pose.
Plusieurs membres d'une même famille, propriétaires d'un terrain classé en indivision, ne sont pas d'accord. Certains sont pour le passage des tuyaux, d'autres non.

L'un des opposants précise. « Je suis chez moi, et je ne veux pas que ces travaux passent dans mon terrain. Je suis dans mon bon droit. J'ai envoyé une lettre en mairie dès juin. Pas de réponse. Je me suis entretenu avec le maire. Pas de réponse. Je me suis rendu au conseil municipal. Pas de réponse. Et les travaux se font, passent par mon terrain, sans respecter ma volonté. Je ne peux pas laisser faire ça » explique cet habitant, qui a donc décidé d'agir.

Plusieurs témoins déclarent « qu'il a pris un tractopelle pour arracher les canalisations de son jardin, devant les ouvriers qui ne pouvaient rien faire ».

L'intéressé ne nie pas les faits. « J'ai enlevé des tuyaux qui n'ont rien à faire chez moi. J'ai prévenu le chef de chantier. Je n'ai rien contre eux. Ils font leur travail. Je n'ai rien, non plus, contre le lotissement. Mais, la situation est scandaleuse. Je paie mes impôts. Je suis un habitant du Laus. J'ai encore le droit de refuser des travaux sur mon terrain » explique l'habitant qui assure ne pas vouloir en rester là. « Je me suis rapproché d'une avocate » indique l'habitant.

Jointe par téléphone, la municipalité de Saint-Étienne le Laus ne souhaite « faire aucun commentaire ».

 

Hautes-Alpes
travaux
plainte