Prisonniers corses morts à Embrun : une descendante des déportés parle d'un scandale du "cimetière corse"

Ils étaient 167 hommes âgés de 15 à 80 ans qui, après un séjour dans les bagnes flottants de Toulon, ont été déportés sans jugement dans la maison de détention d'Embrun au début du 19ème siècle. Ce mardi 6 juin, une commémoration est réalisée pour ces victimes corses à Isolaccio di Fiumorbu. Mais là où ils sont enterrés dans le quartier haut-alpin Sainte-Marthe, il ne reste qu'une propriété privée. Les familles de ces prisonniers s'organisent depuis plusieurs années pour obtenir deux choses : une plaque pour évoquer cette trace de l'Histoire, et un carré pour se recueillir. Après de nombreux échanges avec la municipalité qui n'ont rien donné, c'est une nouvelle fois l'occasion de regretter ce désintérêt. Sur le site Corsicainfurmazione, Jeanie Paoli parle d'un scandale du "cimetière corse". La descendante de ces déportés regrette que rien ne soit fait pour leur rendre l'hommage qu'il mérite. Elle n'a obtenu aucune réponse du maire d'Embrun et s'interroge : pourquoi ne s'intéresse-t-on pas à leurs sépultures ?

 

Embrun