Publié par Valentin Doyen le mar, 27/06/2017 - 19:20

La commission télémark de la Fédération Française de Ski ne compte plus sur la Haute-Alpine Maelle Froissart pour la saison prochaine. Un coup dur pour la jeune femme de 20 ans qui a trouvé une solution pour rebondir. Elle a décidé de skier pour la fédération russe. Maelle Froissart restera toutefois soutenue par la station de Vars. Elle a pris le temps de nous accorder une interview juste avant son départ pour la station de ski du Stelvio. On l'écoute au micro d'Arnaud Veyret :
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Communiqué de la Fédération Française de Ski :
En réponse à la communication de Maëlle FROISSART sur votre chaine DiCi TV interviewé par Arnaud Veyret , nous souhaiterions apporter des précisions sur le statut et le parcours de cette athlète.
Michel VION, Président de la Fédération Française de Ski, Jean-Paul CARLHIAN, Président du Comité de ski Alpes Provence, et moi-même, Président de la Commission nationale Télémark, avons tenté depuis trois ans de trouver des solutions pérennes à la situation de Maëlle FROISSART, athlète « isolée » au sein du Comité Alpes Provence.
Pour ce faire, nous avions notamment invité Maëlle et ses parents à un échange constructif au siège de la FFS. Cette invitation est malheureusement restée sans réponse à ce jour.
Depuis plusieurs années, nous avons alerté Maëlle sur sa façon peu constructive et toujours vindicative de communiquer sur les réseaux sociaux, sans que jamais elle ne se remette en cause. Nous l’avons alertée sur le choix de son entraîneur, M. Romain PIZZATO, très controversé dans le milieu du ski alpin et dans le monde fédéral.
Nous l’avons enfin alertée sur ses comportements et attitudes souvent désagréables envers ses coéquipières ainsi que sur ses relations avec le sélectionneur national et les membres de la Commission nationale qui accompagnent bénévolement l’ensemble du Groupe France.
L’Equipe de France de Télémark est un groupe soudé grâce à l’énergie d’un sélectionneur mis en place et coopté par les athlètes, Julien ANNEQUIN.
Pour la bonne cohésion de ce groupe, certaines règles comportementales ont été définies, en accord avec les athlètes, notamment celle des déplacements en commun lors des Coupes du Monde ou stages de préparation sur glacier.
Porter une tenue avec « France » dans le dos ne permet pas en effet de faire n’importe quoi, n’importe comment. Le respect des partenaires - et les Ecoles du Ski Français en font partie - est aussi un devoir de l’athlète.
En mars dernier, lors des Mondiaux à Montchavin-La Plagne, la Commission nationale a organisé une réunion avec les parents présents sur place et Maëlle afin de réamorcer un dialogue rendu compliqué par les choix de cette dernière.
Le Comité de ski Alpes Provence, par la voix de son Président J.-P. CARLHIAN, lui a proposé d’intégrer le groupe alpin managé par Sandrine AUBER pour l’entraînement, de se joindre au groupe du Parcours d’Excellence Sportive (PES) de Briançon pour la préparation physique, ainsi qu’une aide à la préparation mentale, toutes propositions qu’elle a refusées.
A l’issue de cet entretien, nous avons demandé à Maëlle de réfléchir à sa vision du monde sportif, de la vie en groupe, au respect des règles communes aux athlètes, d’ici la réunion de sélection prévue en mai 2017.
Nous l’avons avisée qu’en l’état actuel son nom restait en suspens des listes fédérales et que ses participations l’hiver prochain sur les Coupes du Monde seraient discutées au cas par cas.
Aucune réponse ne nous est parvenue, malgré une relance du sélectionneur par SMS pour tenter de débloquer la situation.
Lors de la réunion de printemps au siège de la FFS, nous avons demandé, en dernier recours, qu’une médiation soit organisée entre Maëlle et une personne extérieure au bureau de la Commission nationale Télémark, en l’occurrence Nicolas COULMY, membre de la DTN de la Fédération.
Cet entretien avec Nicolas COULMY, qui a eu lieu le 22 juin à la FFS en présence du sélectionneur Julien ANNEQUIN, n'a pas permis de trouver une solution et nous en sommes réellement désolés.
Maëlle Froissart n’a pas été « virée » de la Fédération Française de Ski comme elle l’annonce, mais s’est exclue elle-même du Groupe France et de ses co-équipiers(ières) de par ses choix et ses positions.
Un point essentiel que nous tenions à évoquer : Maëlle souhaite rejoindre la Fédération Russe de Ski mais cela ne pourra se faire, dans tous les cas, que selon les règles officielles de la FIS. La demande officielle de l’athlète - qui aurait dû intervenir d’ailleurs avant le Congrès de la FIS en juin 2017 – doit être adressée à la Fédération Française de Ski qui l’étudiera et donnera éventuellement son accord.
La Fédération Française de Ski et la Commission nationale Télémark ont toujours agi dans l’intérêt des coureurs.
Les budgets de la Commission sont régulièrement en augmentation, de même que les moyens logistiques mis à disposition. La Fédération Française de Ski apporte par ailleurs un soutien sans faille dans la résolution des problèmes scolaires ou l’accès à des inscriptions préférentielles aux différents stages dans le cadre de la préparation du Diplôme d’Etat de Moniteur de Ski dispensé par l’Ecole Nationale de Ski Alpin (ENSA). Les stagiaires bénéficient de l’accompagnement des Ecoles du Ski Français (ESF), partenaires incontournables de la Fédération, qui les accueillent avec un statut souvent privilégié.
Bien évidemment, il reste des progrès à faire, notamment sur la recherche de partenariats, l’obtention d’un statut de Haut Niveau et l’entrée dans le monde Olympique, mais il est à souligner que le Télémark français est bien structuré et la France fait partie des pays leaders dans cette discipline.
Sportivement,
