Hautes-Alpes : les "locaux" de l'Etape du Tour ce dimanche

Voici les locaux de l'Etape du Tour ce dimanche à Briançon, où 15 000 cyclistes franchiront par pelotons de 1000 la ligne de départ de l’Etape du Tour, épreuve amateur de renommée mondiale. Agés de 18 à 84 ans - avec une moyenne de 45 ans - ces valeureux coureurs viendront de 72 pays. Quatre d’entre eux, habitants du Briançonnais, nous livrent leurs impressions à quelques jours du coup d’envoi.

Mathieu Donabedian  > 25 ans > Agent
d’accueil à la mairie de Briançon

Il se dit plus habitué aux trails en montagne qu’aux courses cyclistes. Ce qui ne l’a pas
empêché de se classer 14e au palmarès
du parcours de 100 km de la Granfondo
Serre Chevalier le 9 juillet dernier !
Une performance de bon augure…

« J’ai fait deux reconnaissances du parcours

de l’Etape du Tour en autonomie, avec des
provisions d’eau et de pâtes de fruits. Elles
ont vite été englouties ! C’est une boucle
exigeante, cumulant 3500 m de dénivelé positif.
Il va falloir gérer l’effort et bien boire, d’autant
que la météo s’annonce belle et chaude. Je vais
tâcher de m’économiser en plaine, de me faufiler
hors du peloton de départ quand ce sera roulant
et d’appuyer dans les cols si j’en ai encore sous
la semelle. »

 

Estelle Arnaud > 45 ans > Chargée de communication & initiatrice
du service Cyclo’Pouss de Briançon

Elle fait partie des 8 % de femmes qui prendront le départ de la course dimanche. Vous l’avez sans doute déjà vu rouler en ville au guidon
du Cyclo’Pouss, le transport écologique de retour à Briançon cet été.
Une excellente mise en jambes qu’Estelle complète sur route avec
son cher et tendre, Ludovic Arnaud, professeur d’EPS du lycée de
Briançon.

«Ma motivation, c’est le plaisir. Ça va être un bonheur de vivre cette
course à domicile, sur ce parcours splendide. Et puis, on n’aura
peut-être plus jamais le privilège de pouvoir faire un tel itinéraire dans
ces conditions hors du commun, sans voiture, sans moto…

J’adore le vélo, j’en fais souvent avec mon mari. Ces derniers temps,
on a augmenté la dose d’entraînement. Dimanche, on prendra tous les
deux le départ, lui dans le sas n°10, moi dans le n°9 mais malgré ma
légère avance, il y a de fortes chances qu’il me rattrape !

On a couru ensemble la Granfondo Serre Chevalier le week-end dernier
pour apprendre à partir en groupe. Rouler en peloton, ça demande
énormément de concentration : il ne faut pas gêner ses voisins, réagir
correctement en cas d’incident. Il paraît d’ailleurs que sur de telles
épreuves, une grande partie de la fatigue vient de cet effort de vigilance
soutenue. Mon ambition, c’est d’aller au bout de la course, de tenir la
distance. Si je parviens à la boucler en 9 heures, ce sera déjà beau ! »
 

Thibault Millet > 43 ans > Professeur de
mathématiques au lycée d’Altitude & conseiller
municipal de Briançon, délégué à l’urbanisme
de proximité

Ce cycliste régulier n’en est pas à son coup d’essai : dimanche, il fêtera sa 4ème participation à l’Etape
du Tour.

« J’ai pris part à trois éditions de l’Etape du Tour il y a
quelques années, au départ de Gap, Annecy et
Albertville. Alors quand j’ai su que la course était
organisée à Briançon, je n’ai pas hésité.

C’est une épreuve impressionnante par son ampleur.
Il faut s’imaginer qu’en amont de la ligne de départ
s’aligneront 15 000 participants, sur près de 3,5 km.
C’est plus que toute  la population de Briançon réunie.
S’élancer au milieu d’un peloton de 1000 coureurs,
ça requiert une vigilance sans faille. Depuis le mois de
mai, je m’entraîne deux à trois fois par semaine sur
de grandes distances.

A mon sens, la principale difficulté sera l’ascension
des deux cols en ayant déjà une centaine de km dans
les jambes. Mais la splendeur des paysages devrait
nous payer de nos efforts. Le Col de Vars, la Casse Déserte…quelles merveilles »

 

Bastien Ripert > 34 ans > Directeur
délégué du Centre Hospitalier de
Briançon

Passionné de vélo, il jongle depuis
trois semaines avec un agenda
professionnel surchargé et des
entraînements chronophages.

« J’avais très envie de participer à cette
course pour 3 raisons : ça promet d’être
une fête magnifique, c’est l’occasion
inespérée de traverser des paysages
somptueux dans des conditions
exceptionnelles puisque les routes seront
fermées à la circulation et enfin, ça
assouvit ma passion de la petite reine.

Je m’étais régalé il y a quelques années sur la Luc Alphand, qui était aussi une
course ardue sur longue distance où
régnait une belle ambiance. On a la
chance de vivre dans un territoire offrant
les plus beaux cols de montagne de
l’Hexagone, il faut en profiter.

Cela dit, je ne roule assidûment que
depuis trois semaines car auparavant
j’ai surtout couru pour préparer le grand
trail des Ecrins auquel j’ai participé le
18 juin. Alors mon objectif, c’est avant
tout de terminer la course en selle ! »

Etape du Tour