Hautes-Alpes : les trois migrants du col de l'Echelle fuyaient la patrouille accrochés à la paroi

Une semaine après les faits, le procureur de la République Raphaël Balland a tenu à préciser le déroulement des faits dans l'affaire des trois migrants interpellés en pleine nuit dans le col de l'Echelle. Il en résulte qu'ils sont tous trois hors de danger. L'un d'entre eux a été expulsé le jour même en Italie, le deuxième, mineur, a été accueilli par le Département des Hautes-Alpes. Quant au troisième, il se remet de ses blessures à l'hôpital de Grenoble.

Communiqué de Raphaël Balland, procureur de la République au tribunal de grande instance de Gap :

Le samedi 19 août 2017, vers 01h00 du matin, sur la route menant au col de l’Echelle (Hautes-Alpes), peu avant la frontière franco-italienne, trois individus ont tenté de prendre la fuite à la vue d'une patrouille de la gendarmerie nationale qui était en surveillance.

Partant à leur recherche, les gendarmes ont d'abord interpellé un jeune homme sur la route puis ont aperçu un individu inanimé, au pied d'une petite falaise quelques mètres en contrebas de la route. Ils ont ensuite découvert quelques mètres au-dessus un autre individu accroché à la paroi, à qui ils demandaient demander de rester immobile pour éviter qu'il ne chute également. Toutefois, ce troisième individu aurait alors lâché prise entraînant sa chute non loin de l'autre victime.

Alertés, les pompiers puis les CRS Alpes de Briançon sont intervenus pour faire remonter les blessés de la falaise. Ils ont été conduits ensuite par voie routière par les pompiers à l'hôpital de BRIANCON.

Le plus gravement atteint a été ensuite transporté au CHU de GRENOBLE. Son pronostic vital a été engagé pendant plusieurs jours mais les médecins estiment désormais qu'il est hors de danger.

Le second étant plus légèrement blessé, il est sorti de l'hôpital de GAP après quelques jours de soins. Selon ses premières déclarations, il serait de nationalité guinéenne. Il a confirmé que son compagnon et lui s'étaient délibérément engagés dans la falaise pour éviter le contrôle.

L'identité précise des trois migrants restent pour l'heure indéterminée. Le premier interpellé a été remis aux autorité italiennes le jour même dans le cadre d'un refus d'admission sur le territoire national. Le moins gravement blessé a affirmé qu'il était mineur et isolé : il a donc été pris en charge par le Conseil départemental des Hautes-Alpes, le temps de procéder à l'évaluation de sa situation.

Comme pour tout accident grave dans les montagnes des Hautes-Alpes, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de GAP a ordonné l'ouverture d'une enquête préliminaire afin de tenter de déterminer les circonstances précises dans lesquelles les deux migrants ont chuté. L'enquête a été confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Marseille, conjointement avec la brigade des recherches de Briançon, en raison de la présence de gendarmes sur les lieux de l'accident. En l'état des investigations, aucun élément ne permet de les mettre pénalement en cause.

Sauf élément particulier nouveau, aucun autre information ne sera communiquée d'ici la fin de cette enquête.

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