Publié par Valentin Doyen le mer, 20/09/2017 - 20:23

C'était il y a dix ans, presque jour pour jour, en septembre 2007. Ginette Enfoux, 77 ans, était retrouvée morte dans le jardin de son pavillon à Veynes. Plusieurs plaies au niveau de la tête et du visage. La victime, appréciée dans la commune, est découverte, en chemise de nuit, par sa belle-fille. Très vite, une enquête est diligentée. Personne n'arrive à comprendre pourquoi ce fait divers s'est produit. Ginette Enfoux, mère d'un médecin de la commune aujourd'hui décédé, est une retraitée sans histoires, qui n'a jamais fait parler d'elle. Elle vit rue des Jardins, dans un quartier tranquille de Veynes. Elle sort régulièrement avec des amies de son âge.
A l'époque, les gendarmes avaient fouillé la maison pour tenter de comprendre ce qu'il s'est passé. Des tiroirs et des placards sont retournés. Il pourrait s'agir d'un cambriolage qui a mal tourné. Mais sans certitudes. L'objet contendant qui a servi à frapper la victime n'est pas retrouvé.
Selon les journaux de l'époque, Ginette Enfoux se sentait menacée. « Il y a quelques semaines, elle s'en était prise à des gamins qui volaient des légumes dans son potager », déclarait un voisin au Parisien. Mais de là à imaginer une telle vengeance ?
Christine Nivou, qui était maire de Veynes à l'époque, se souvient très bien de ce fait divers. "C'était affreux. Dix ans après, on se souvient et le traumatisme est toujours là. D'autant que nous n'avons jamais eu de réponses. Qui ? Pourquoi ? On ne le sait pas. Mais j'espère simplement que la Justice n'abandonne pas et qu'un jour, on saura la vérité. Cela fait partie des affaires comme celle de Dominici. Un village tranquille. Puis un drame. Et des questions que l'on se pose toujours" déclare Christine Nivou.
Alors ce meurtre sera t-il un jour résolu ? Difficile d'y croire.
Maître Kader Sebbar, qui défendait la famille de la victime, indique "que le juge d'instruction a fermé le dossier il y a deux ou trois ans. Si un jour la prescription, est acquise et qu'un élément nouveau apparaît, on ne pourra plus poursuivre l'auteur. Le fils unique de la victime, Jean-Max Enfoux, est décédé brutalement l'an dernier. Je lui rends hommage pour son courage exceptionnel" indique l'avocat.
Dix ans après, à Veynes, personne n'a oublié Ginette Enfoux. Et beaucoup ont une pensée pour ses proches qui vivent encore dans le secteur, et qui n'arriveront jamais à tourner cette page douloureuse de l'Histoire du Pays Veynois.
