Publié par Barbara Tornambé le mer, 18/10/2017 - 10:20

C'était il y a deux ans. Océane, une jeune fille de 18 ans était renversée par une voiture à la sortie d'une boîte de nuit à Briançon. Les faits s'étaient produits dans la nuit du 15 au 16 août 2015. La jeune fille était malheureusement décédée quelques semaines plus tard, le 18 octobre, des suites de ses blessures à Gap.
Il est un peu plus de 5 heures du matin en pleine nuit d'été. Les noctambules de la boîte de nuit "Le Baroque" sont repartis chez eux après une longue soirée animée en présence de stars d'une émission de télé-réalité. Tous ou presque... quelques jeunes se cherchent dehors. Les accrochages avaient débuté dans la boîte de nuit. De verbaux, ils vont devenir vite physiques. Un jeune homme de 18 ans voit sa voiture caillassée, littéralement massacrée à coups de pierres et de pelle. Le conducteur, un jeune homme originaire de L'Argentière-la-Bessée, et sans histoires, fonce. Il fonce sans voir qu'une jeune fille se trouve sur son passage. Océane Bigarré, tout juste 18 ans aussi, est très grièvement blessée. Le conducteur prend la fuite avant de rapidement se rendre aux forces de l'ordre. La jeune fille était accompagnée d'une autre adolescente et d'une bande de copains venus du quartier des Toulozannes à Briançon, lesquels ont fuit après le drame. Océane est très vite prise en charge par les gérants de la boîte alertés par les cris. L'adolescente est immédiatement évacuée sur l'hôpital Nord à Marseille.
Deux ans après ce triste anniversaire, cette affaire suscite toujours autant de douleurs et d'émotion dans la vallée du Briançonnais. Le jeune conducteur a, depuis les faits, été placé sous contrôle judiciaire.
Aujourd'hui, dans l'attente du procès, la famille d'Océane tente de se reconstruire. "Aucune date n'est fixée pour l'audience de ce procès qui se déroulera aux Assises" précise l'avocat de la famille, Maitre Christine D'Arrigo avant d'ajouter : "La famille ne se remet toujours pas de cette perte, l'équilibre familial est détruit à jamais".
En effet, en plus de la douleur, de grosses difficultés financières rattrapent cette "famille modeste". Ils n'ont toujours pas réussi à payer la stèle d'Océane. Ecoutez Maitre Christine D'Arrigo :
