Hautes-Alpes : 150 manifestants pro-migrants et "contre les frontières" mobilisés depuis ce samedi matin dans la Clarée. Des dérapages à déplorer dont des jets de pierres sur les forces de l'ordre.

Nouvelles tensions dans le Briançonnais. Comme nous vous le disions hier, plus de 150 personnes manifestent depuis ce samedi matin à la frontière dans la cadre d'une opération intitulée "Passamontagna". Des militants pro-migrants et revendiquant l'abolition des frontières ont passé le col de L'Echelle jusqu'à Plampinet sur le commune de Névache qui a été bloquée une partie de l'après-midi. Certains sont encagoulés et quelques dégradations auraient eu lieu sur des panneaux de signalisation.

Prévue sur trois jours, la manifestation prend la forme d'une marche. Aujourd'hui les manifestants ont fait l'itinéraire entre le Mélézet (à la frontière près de Bardonecchia) et Plampinet où il entendent passer la soirée avant de rejoindre Briançon ce dimanche.

Malgré l'appel des organisateurs à une manifestation pacifique, les choses se sont dégradées de par l'attitude de quelques individus isolés. Ces derniers ont lancé des pierres et des feux d'artifices en direction des forces de l'ordre. Il n'y a heureusement pas eu de blessés du côté des gendarmes qui ont fait le choix de ne pas procéder à des interpellations pour laisser les choses s'apaiser. Le calme est ensuite revenu avant que les manifestants ne s'installent pour la nuit entre Plampinet et Val des Près. Différents débats vont s'y tenir.

Pour mémoire la précédente manifestation le 22 avril à Montgenèvre avait occasionnée des échauffourées sérieuses avec les policiers de Briançon. 3 policiers avaient été légèrement blessés. Par ailleurs, trois militants avaient été interpellés.

Le procès des "3 de Briançon" a d'ailleurs été renvoyé au 8 novembre. Ils avaient été incarcérés puis placés en détention provisoire avant d'être finalement libérés. Théo, Bastien et Eleonara, deux Suisses de 24 et 26 ans et une Italienne de 26 ans sont poursuivis pour « aide à l’entrée irrégulière sur le territoire français en bande organisée ». Le procès a été renvoyé au 8 novembre dans l'attente d'un examen de constitutionnalité.
C'est justement le 26 juin que le conseil constitutionnel examinera la constitutionnalité ou non des articles relatifs à l'aide à l'entrée d'étrangers sur le territoire national.

 

 

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