Hautes-Alpes : en 1998, l'affaire de dopage Festina éclatait. Au cœur de l'affaire, le Veynois Willy Voet

C'était il y a 20 ans, un 8 juillet. Il est 5h40 du matin, le Veynois Willy Voet est arrêté par les douaniers à la frontière franco-belge alors qu'il se rend sur le départ du tour de France en Irlande.

C'est le début d'une affaire dont le monde entier va entendre parler, celle du scandale du dopage dans le cyclisme. Domicilié à Veynes Willy Voet est à l'époque le soigneur de l'équipe Festina et celui du célèbre Richard Virenque qui gagnera sept fois le maillot de meilleur grimpeur dans le Tour de France. S'en suivra un véritable déferlement médiatique, Willy finira par avouer ce dopage organisé, et pas des moindres. Lorsqu'il est arrêté, il a dans son coffre 235 ampoules d'OPO et des centaines de capsules d'amphétamines, d'hormones de croissance et de corticoïdes. Un véritable laboratoire ambulant. Au bout du compte ils ne seront que deux à être véritablement condamnés. Le directeur d'équipe Bruno Roussel et lui-même à 10 mois de prison avec sursis. Richard Virenque sera lui relaxé. Alors 20 ans après Willy devenu entre-temps chauffeur de bus scolaire se souvient et se confie à DICI TV. Pour lui, 20 ans après, les choses n'ont guère changé dans le cyclisme et sûrement ailleurs. Il suffit pour cela de regarder le scandale Lance Armstrong déchu de ces 7 Tours de France ou encore les doutes qui pèsent sur Christopher Froome. Dans la tourmente de cette affaire, un couple de pharmaciens installé à Veynes. Ils seront mis en cause mais également condamnés en marge de cette affaire qui les conduira d'ailleurs à quitter la région. Une véritable injustice dénonce aujourd'hui Willy Voet : « ils n'avaient rien à voir avec cette affaire ». Bien sûr il a souffert de tout cela et de son incarcération pendant quelques jours. Mais 20 ans après, le Veynois relativise : il y a bien plus grave dans la vie. 20 ans après, ce que regrette le plus le Veynois Willy Voet, c'est d'avoir été de cette famille, celle du cyclisme.

Pas à l'insu de son plein gré