Publié par Anthony PITON le jeu, 18/10/2018 - 10:03

Les demandeurs d’asile expulsés de la maison Cézanne à Gap ce mercredi matin ont passé la nuit de ce mercredi à ce jeudi devant les grilles de la Préfecture. Après avoir installé un campement de fortune, ils ont dormi à même le sol pour protester contre l’évacuation de la maison Cézanne, diligentée la veille par les forces de l’ordre sur demande de la mairie de Gap en exécution d’une décision du tribunal d’instance de Gap :
Et ce jeudi matin à 8h45, les abords de la préfecture ont été évacués par les forces de l’ordre pour permettre l’accès du public au bâtiment. Les services préfectoraux ont précisé qu’un entretien en préfecture a été proposé à tous ceux qui le souhaitaient afin d’étudier leur situation au regard du droit au séjour et de l’hébergement. Par ailleurs, toujours selon la Préfecture, toutes les femmes, enceintes ou avec enfants, qui ont passé la nuit devant la préfecture disposaient déjà d’une place en hébergement d’urgence.
Et ce jeudi dès 16h30, il a été procédé une nouvelle fois à l’évacuation des abords de la préfecture.Les gendarmes mobiles ont agi avec la consigne stricte de la préfète des Hautes-Alpes, Cécile BIGOT-DEKEYZER, de protéger les personnes vulnérables et tout particulièrement les femmes et
les enfants. Cette opération était motivée par les conséquences de cet attroupement sur la voie publique (art 431-3 du Code Pénal), qui provoquait des nuisances pour les riverains, pour les automobilistes, mais aussi pour tous ceux qui voulaient se rendre au sein de la préfecture. Comme le prévoit la réglementation, les gendarmes ont engagé l’opération après avoir, à deux
reprises et sans résultat, demander aux personnes occupant les abords de la préfecture de quitter les lieux. La préfète des Hautes-Alpes rappelle que toutes les personnes qui le souhaitaient, aussi bien celles évacuées de la « Maison Cézanne » que celles présentes ce matin devant la préfecture, ont été reçues pour un examen individuel de leur situation au regard du droit au séjour et de l’hébergement. Aucune de ces personnes n’est sans solution à l’heure actuelle. Aussi, la poursuite de la mobilisation et de l’occupation du domaine publique n’aurait d’autres fondements que de provoquer des nuisances, voire des troubles à l’ordre public.
