Hautes-Alpes / Migrants : après de nouvelles évacuations retour au calme devant la préfecture de Gap. 2 personnes en garde à vue

Après plusieurs jours d'agitation devant la préfecture des Hautes-Alpes, les choses se sont semblent-ils apaisées devant la préfecture. Il n'y a pas eu de campement de fortune installé dans la nuit de jeudi à vendredi. 

Dans un communiqué, la préfecture faisait savoir ce jeudi soir qu'elle avait procédé une nouvelle fois à l’évacuation des abords de la préfecture.

Elle explique que "cette opération était motivée par les conséquences de cet attroupement sur la voie publique (art 431-3 du Code Pénal), qui provoquait des nuisances pour les riverains, pour les automobilistes, mais aussi pour tous ceux qui voulaient se rendre au sein de la préfecture. Comme le prévoit la réglementation, les gendarmes ont engagé l’opération après avoir, à deux reprises et sans résultat, demander aux personnes occupant les abords de la préfecture de quitter les lieux. La préfète des Hautes-Alpes rappelle que toutes les personnes qui le souhaitaient, aussi bien celles évacuées de la « Maison Cézanne » que celles présentes ce matin devant la préfecture, ont été reçues pour un examen individuel de leur situation au regard du droit au séjour et de l’hébergement. Aucune de ces personnes n’est sans solution à l’heure actuelle. Aussi, la poursuite de la mobilisation et de l’occupation du domaine publique n’aurait d’autres fondements que de provoquer des nuisances, voire des troubles à l’ordre public".

Deux personnes ont été placées en garde à vue ce vendredi pour ne pas avoir obtempérer aux consignes des forces de l'ordre.

De son côté, Ensemble05-PACG se demande dans un communiqué à la presse si "Gap n'est pas la capitale de la répression des migrants":

"L’inhumanité de la répression continue. Les personnes expulsées de la maison Cézanne avaient installé un camp de fortune entre la préfecture et le Conseil départemental où ils ont passé la nuit du 17 au 18 octobre. Les familles,logées dans des hôtels où elles ne peuvent pas faire la cuisine, avaient l’habitude de cuisiner à la maison Cézanne. Ce soir, elles étaient venues avec les enfants pour pouvoir manger et soutenir les demandeurs d’asile assignés à la rue ! Mais les autorités ont fait charger par les forces de l’ordre l’ensemble des personnes pacifiques et ont interpellé des personnes qui demandent seulement à être traitées comme des humains : dormir à l'abri, manger, se laver, est-ce trop demander ? Apparemment oui ! Cette guerre aux migrants à Gap s'est aggravée ces 2 jours. Qu’en sera-t-il demain ? Les politiques et les autorités ont-ils perdu la raison pour oser utiliser des forces brutales, au lieu de répondre à des situations humanitaires d’urgence par une réelle politique d’hospitalité".

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Les demandeurs d’asile expulsés de la maison Cézanne à Gap ce mercredi matin ont passé la nuit de ce mercredi à ce jeudi devant les grilles de la Préfecture. Après avoir installé un campement de fortune, ils ont dormi à même le sol pour protester contre l’évacuation de la maison Cézanne, diligentée la veille par les forces de l’ordre sur demande de la mairie de Gap en exécution d’une décision du tribunal d’instance de Gap :

Et ce jeudi matin à 8h45, les abords de la préfecture ont été évacués par les forces de l’ordre pour permettre l’accès du public au bâtiment. Les services préfectoraux ont précisé qu’un entretien en préfecture a été proposé à tous ceux qui le souhaitaient afin d’étudier leur situation au regard du droit au séjour et de l’hébergement. Par ailleurs, toujours selon la Préfecture, toutes les femmes, enceintes ou avec enfants, qui ont passé la nuit devant la préfecture disposaient déjà d’une place en hébergement d’urgence.

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