Publié par Daniel ORTELLI le jeu, 15/11/2018 - 18:33

La première journée du rallye d’Australie, vendredi, s’annonçait intense pour les trois derniers candidats au titre mondial, avec 100 km de spéciales au menu, à partir de 8h00 locales, vendredi matin, donc 22h00 en France (jeudi soir).
Jeudi, c’était donc la veillée d’armes entre Sydney et Brisbane. Et le shakedown (dernière séance d'essais) a déjà donné une indication : Ogier a été le plus rapide, il était en forme et décontracté, au lendemain d'un barbecue de fin de saison avec toute l’équipe M-Sport, qu’il va quitter pour retourner chez Citroën en 2019. Mais avant de boucler la boucle chez les Rouges, dans l'équipe où il avait débuté en WRC, il y a un 6e titre mondial à aller chercher, sur la Gold Coast.
C'est là que va se jouer, ce week-end, le championnat du monde des rallyes le plus indécis depuis 15 ans. En 2003, au dernier rallye, Petter Solberg avait réussi à se faire couronner aux dépens d’un vétéran, Carlos Sainz, double champion du monde, et d’un quasi-débutant, Sébastien Loeb, pas encore neuf fois champion du monde. Les temps ont changé, les voitures ont évolué, et comme le résume volontiers Sébastien Ogier, et elles n’ont jamais été aussi excitantes à piloter. Ce sera encore le cas en Australie, comme lors des 12 manches précédentes raflées par les trois candidats au titre 2018, Ogier, Neuville et Tänak, et par le revenant Loeb, vainqueur en Catalogne. Mais il va falloir se méfier, car quelle que soit la météo sur la Gold Coast, les pistes seront glissantes, très glissantes.
Au menu de vendredi, il y aura 8 épreuves spéciales, dont deux boucles identiques de 50 km pour commencer, une le matin et une l’après-midi, réparties sur trois spéciales (ES1 à ES3, puis ES4 à ES6). Et deux passages d'affilée dans la super-spéciale de 1,2 km (ES7 et ES8) en fin d'après-midi, pour le spectacle, pour le public de Coffs Harbour, le port d'attache de ce rallye. Les prévisions les plus optimistes pour Ogier, en passant en premier sur la route, et donc en balayant la pousssière, c’était qu’il perde entre 20 et 30 secondes sur Neuville et Tänak, dans toute la journée de vendredi. Mais un peu moins en cas de pluie. Avec ensuite une mission bien précise : rattraper une partie du retard samedi et dimanche, dans les 16 autres spéciales prévues au programme. Mais à la régulière, sans passer le premier sur la route.
Seb Ogier a déjà gagné trois fois en Australie, il a déjà été sacré cinq fois champion du monde, mais jamais au dernier rallye. La dernière fois que la dernière manche de la saison a été décisive, c'était en 2011, et Loeb avait été sacré, c'était son 8e et avant-dernier titre mondial, pour Citroën. La belle série s'est arrêtée en 2012 et Ogier a pris le relais, en beauté, de 2013 à 2017, chez Volkswagen, puis chez Ford. On peut donc lui faire confiance, car il saura quoi faire dans les trois prochains jours, sur la côte sud de l’Australie. Alors comme diraient les Aussies, "Come on Seb !"
Daniel Ortelli, D!ci TV
