Chasse à la Glu : l'ANDCTG réagit face à la prise de position de l'association des parcs zoologiques contre la pratique de la chasse à la glu

Vous le savez, la chasse à la glu est désormais autorisée dans cinq départements du Sud-Est dont les Alpes-de-Haute-Provence. Face à cette décision, la LPO a réagi à cette annonce en portant plainte devant la commission européenne. Cette fois-ci, c'est l'association Française des Parcs zoologiques qui apporte également son soutien dans la lutte contre cette chasse.
Face à cette annonce, l'Association Nationale de Défense des Chasses Traditionnelles à la Grive a souhaité réagir en partant du principe que les détraqueurs de la chasse à la glu ne savent pas de quoi ils parlent en comparant cette pratique en Espagne et dans le Sud Est. 
En effet, en Espagne, le but est la mise à mort des oiseaux capturés, alors que les chasseurs du Sud-est capturent des oiseaux destinés à servir d'appelants, donc à rester bien vivants, ce qui exige, bien entendu d'éviter tout mauvais traitement aux oiseaux capturés. Mais ils rappellent également que l'utilisation de ces animaux à des fins commerciales sont interdites. De plus, la réglementation exige entre autres la présence du chasseur tout au long des opérations, ainsi que le nettoyage et la libération immédiate des animaux capturés, grives ou autres espèces.

 

Le communiqué : 
L'ANDCTG a été très surprise d'apprendre par un communiqué de l'Association Française des Parcs
Zoologiques que "Les zoos français condamnent la chasse à la glu" et de la voir prendre fait et cause
pour la LPO dans le cadre du recours qu'elle a intenté contre le mode de capture des appelants pour la
chasse des grives dans le Sud-est.
Dans l'argumentaire de la LPO, repris point par point (sans connaître ce mode de capture) il est fait,
entre autres, référence à un jugement de la Cour de Justice Européenne contre l'Espagne pour un mode
de chasse à la glu différent de celui du Sud-est, aussi bien dans ses modalités que dans sa finalité.
En effet, en Espagne, le but est la mise à mort des oiseaux capturés, alors que les chasseurs du Sud-est
capturent des oiseaux destinés à servir d'appelants, donc à rester bien vivants, ce qui exige, bien
entendu d'éviter tout mauvais traitement aux oiseaux capturés.
De plus, les prises, limitées par des quotas très faibles, se font a des fins personnelles et la
commercialisation des animaux capturés est interdite, empêchant ainsi l'utilisation de la nature à des
fins commerciales.
La réglementation exige entre autres la présence du chasseur tout au long des opérations, ainsi que le
nettoyage et la libération immédiate des animaux capturés, grives ou autres espèces.
Le communiqué reprend également la "célèbre" photo de la fauvette complètement engluée ... à
CHYPRE !!!, qui ne représente en rien le mode de capture dans le Sud-est, mais l'argumentaire de la
LPO n'en est pas à ce "coup bas" près.
Enfin, les zoos de France devraient tout de même de prendre garde à ce que ses alliés d'aujourd'hui ne
se retournent demain contre eux, notamment au sujet de la fauconnerie qu'ils ont maintes fois
dénoncée et qui sera certainement un jour leur nouvelle cible. 

 
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