Publié par Jean Eymar le lun, 18/02/2019 - 19:44

C'est une décision de justice tombée véritablement à contre-temps. Depuis septembre dernier, le chantier de rénovation des lignes électriques de la haute Durance entre Gap et Briançon est à l'arrêt après, pour simplifier, que la justice a donnée raison aux recours quant aux dommages éventuels sur l'environnement.
Que l'on soit favorable ou pas au chantier, le fait est que l'arrêt de ce chantier a été décidé bien trop tard y compris pour les opposants; En effet, la plupart des gros travaux qui peuvent avoir des conséquences sur l'environnement sont déjà réalisés ! Ce sont les compensations et le démontage des anciennes lignes qui ne peuvent se faire !
Récemment, la Cour d'Appel a rejeté le sursis à exécution demandé par RTE et l'Etat (ministère de l'Ecologie) pour reprendre des travaux qui n'ont aucun lien avec l'environnement. Ce jugement a été rejeté dans l'attente du jugement sur le fond qui devrait tomber sous peu. Les conséquences économiques sont majeures : cet automne, les entreprises n'ont pu mettre en oeuvre leurs travaux. Après la trêve hivernale, c'est le même scénario qui pourrait se reproduire en fonction des décisions de la justice.
Le collectif Avenir Haute Durance de son côté indique ce lundi dans un communiqué "que le tribunal confirme par son jugement qu’une Déclaration d’Utilité Publique, fusse-t-elle délivrée par une ministre, ne constitue pas un blanc-seing et que le déroulement d’un chantier reste soumis à des autorisations et des contraintes légales." Avenir Haute Durance ajoute qu'elle "déposera plainte d’ici quelques jours pour les travaux réalisés alors que la dérogation à la destruction d’espèces protégées avait été annulée."
