Publié par Jean Eymar le dim, 03/03/2019 - 15:36

C'est un appel que lance le Réseau Education sans Frontières (RESF04). Selon l'association basée à Manosque
une famille de 9 personnes sera à la rue le 15 mars prochain. Deux grands-parents âgés et malades,
un papa, une maman enceinte, et leurs 5 enfants de 1 an à 9 ans qui risquent de se retrouver à la rue dans 2 semaines.
Leur communiqué
Dans les CADA (centres d'accueil des demandeurs d'asile), l’État français assure (plus ou
moins, et de moins en moins) l'accueil, l'hébergement et l'accompagnement des personnes qui
demandent l'asile.
En revanche dans le cas des personnes qui sont dans des démarches qui ne relèvent pas du droit
d'asile, rien n'est prévu.
La famille R. attend les résultats d'une demande de régularisation pour raisons de santé.
Des enseignants de l'école de la Ponsonne où sont scolarisées les enfants, des parents d'élèves et
des citoyens manosquins, témoins de la détresse de cette famille, se sont réunis au sein d'un
Comité de Soutien et mis en lien avec le Réseau Education Sans Frontières (RESF).
Pour palier à l'urgence, et indignés des conditions de vie de ces enfants, nous leur apportons
depuis un an une aide alimentaire de base, de produits d'hygiène, de santé. Nous avons réussi à
leur prêter un logement temporairement, sans quoi ils seraient à la rue depuis plusieurs mois, mais
ce prêt généreux prend fin le 15 mars prochain.
Nous somme indignés d'avoir dû, en tant que citoyens, prendre en charge les besoins nécessaires
à la survie d'une famille, en lieu et place de l'Etat. Nous considérons qu'aucun enfant ne doit
souffrir de la faim ni dormir à la rue dans notre pays, et ce quelle que soit sa situation. Il nous
semble qu'il y a des droits qui doivent être inconditionnels.
Nous sommes si loin de l'égalité, faisons au moins preuve d'un minimum de fraternité !
Aujourd'hui, nous souhaitons informer les citoyens de la situation, car nous sommes très inquiets
de ce qui va advenir de cette famille. Nous espérons que les pouvoirs publics vont faire preuve de
cohérence : ils ont délivré un récépissé à cette famille. Si elle est autorisée à être sur le territoire,
ce ne peut pas être sur le trottoir ! Un hébergement social, ou a minima un hébergement d'urgence
doit absolument leur être proposé.
Nous ne pouvons pas accepter l'idée que nos élèves, les amies de nos enfants, leurs petites sœurs
qui sont des bébés, leur maman enceinte, leur papa, leurs grands-parents malades, dorment dans la
rue. Si ce devait être le cas, nous nous rassemblerions avec eux sur la place publique, nous nous
mobiliserions, et nous inviterions les citoyens manosquins à le faire avec nous.
Nous espérons une issue favorable. Nous ne manquerons pas de vous informer de toute
évolution de la situation.
