Alpes-de-Haute-Provence : la députée Delphine Bagarry soulagée de la censure de l'article permettant des interdictions administratives de manifester

Dans un communiqué, la députée des Alpes de Haute Provence, Delphine Bagarry, a fait savoir qu'elle se satisfait de la décision du Conseil constitutionnel qui a censuré l’article 3 de la loi visant à renforcer et garantir le maintien de l'ordre public lors des manifestations. Lors du vote elle s'était abstenue, avec 50 de ses collègues, sur cette proposition de loi venait de son opposition de fond à l’interdiction administrative de manifester. Elle avait d’ailleurs proposé un amendement de suppression de cet article, marquant son attachement à un État de droit dans lequel la liberté de manifester ne saurait être altérée.

Elle a également salué le rôle du Président de la République qui, en saisissant le Conseil constitutionnel, a levé les doutes exprimés par une partie des député·e·s de La République En Marche. Nous pourrons ainsi disposer d’une loi qui renforce l’arsenal législatif contre les personnes utilisant les manifestations pour casser et vandaliser l’espace public, tout en préservant les libertés individuelles. Mais elle aussi souligner le rôle essentiel du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, en première ligne pour garantir, partout en France, la sécurité des Françaises et des Français.

Les députés précisent que ce choix n'est pas le signe d'une défiance à l’égard de leur majorité mais qu'ils ne souhaitent pas que la liberté de manifester soit altérée. Ils reconnaissent les difficultés des forces de l’ordre pour maintenir l’ordre public durant certaines manifestations et les saluent pour leur courage. Toutefois, ils sont opposé.e.s à l’idée que les préfets puissent, de manière différenciée sur leurs territoires, prendre des mesures restrictives interdisant, sur la suspicion de faits qui pourraient y être commis, l’accès à une manifestation à une personne. 

loi anti-casseurs