Publié par Adrien CITEAU le mar, 30/04/2019 - 13:47

Le classement des revenus médians par ménage de chaque commune réalisé par l'INSEE fait parler. Se basant sur des chiffres de 2015, elle utilise la médiane des revenus, c'est-à-dire le salaire au-dessous duquel se situent 50 % des salaires. C'est, de manière équivalente, le salaire au-dessus duquel se situent 50 % des salaires. C'est, selon l'INSEE, l'indicateur majeur le plus complet pour comparer des zones. Ainsi, quelles sont, par analogie, les communes au plus haut revenu médian dans les Hautes-Alpes, et celles où il se trouve au plus bas. Les précisions :
Le classement des revenus commune par commune des Hautes-Alpes a été chamboulé, depuis la publication de l'étude sur le revenu médian des ménages. Ainsi, alors que le village de Neffes trustait le classement depuis quelques années, c'est maintenant la Bâtie-Vieille, entre Gap et Chorges, qui l'a détrôné, avec 24 904 € de revenu médian par habitant. Sur la deuxième marche, Châteauvieux, au sud de Gap, avec 24 309 € et Neffes en troisième place avec 23 617 €. On notera une très grande concentration des plus hauts revenus autour de Gap, avec huit villes sur dix dans le Gapençais. Pour autant, Puy St Pierre, sur les hauteurs de Briançon, semble bien isolée à la dernière place de ce top 10.
L'explication la plus simple pour interpréter ce classement réside notamment dans une proximité près des zones d'emploi, mais aussi des grands axes de circulation.
Parmi les municipalités au revenu médian le plus bas, toujours selon l'étude, la commune d'Eourres, tout au Sud des Hautes-Alpes arrive en tête, avec 13 014 € par habitant. Suivi d'une seconde du Buëch, Saint André de Rosans avec 13 375 €. D'une manière générale, ce top 10 est assez éparse sur le territoire, même si l'on remarque l'absence du Queyras, très enclavé six mois sur douze. Le Champsaur-Valgaudemar est bien représenté, avec quatre communes dont trois rien que pour le Valgaudemar.
S'il n'est pas toujours simple d'expliquer les raisons de cette distribution géographique, les élus avancent le manque d'emplois sur leur secteur et l'éloignement des services qui découragent les actifs de s'installer chez eux.
