Stèle des résistants et chapelle profanées au col de L’Échelle : le maire de Névache outré, le maire de Briançon appelle au calme

La France entière a été choquée, pour ne pas dire outrée, à la vue, le week-end dernier, de ces images d'une chapelle mais surtout d'une stèle en hommage aux résistants vandalisées au col de l’Échelle à la Frontière Franco-Italienne dans le Briançonnais. Des tags, la plaque détruite par des jets de pierre... sur place on se demande bien ce qui a poussé des hommes à agir ainsi. Le ministre de l’intérieur en personne s'est emparé du dossier demandant aux gendarmes de tout mettre en œuvre pour mettre la main sur les auteurs de ces faits au lendemain de l'anniversaire du débarquement. Ce ne sera pas facile selon le maire de Névache qui a déposé plainte contre X à la gendarmerie et qui, comme nous, à découvert ce triste spectacle, témoignage de l'absurdité dont la nature humaine est visiblement capable.

On le retrouve sur place au col de l'Echelle avec Jean-Marc Passeron :

De son côté, le maire de Briançon, président de la communauté de commune du Briançonnais appelle au calme en ce mardi.

Dégradations au col de l’Echelle : Gérard FROMM appelle au calme

Gérard Fromm, conseiller départemental de Briançon – 2, tient à condamner fermement les tags et dégradations découvertes samedi 8 juin au col de l’Echelle sur la stèle érigée en l’honneur des libérateurs du bataillon Berthier et des maquisards du Rhône et de l’Ain, ainsi que sur la chapelle adjacente. Rien ne saurait justifier de tels actes indignes de la République.

Suite aux nombreuses réactions ayant suivi la découverte de ces inscriptions, Gérard Fromm dénonce une nouvelle fois l’attitude de tous ceux qui utilisent le drame des migrants à des fins politiques. Les provocations des militants d’ultra droite et d’ultra gauche, tout comme les tentatives de récupération de certains élus, ne font ne font que mettre de l’huile et exacerber les tensions déjà vives autour de la question migratoire. Elles risquent de créer des amalgames dont les premières victimes sont les exilés et les personnes qui leur viennent en secours.

Le conseiller départemental rappelle qu’il n’y a jamais eu dans le Briançonnais d’incidents ou de faits délictueux imputables au passage de migrants. Force est de constater que les seuls incidents recensés à ce jour ont été perpétrés par des militants anti-frontières et des militants identitaires.

Gérard Fromm souhaite que les force de l’ordre puissent rapidement faire la lumière sur l’identité des auteurs de ces profanations et leurs motivations et ainsi éviter que le territoire Briançonnais ne devienne le terrain de jeu des combats entre militants d’ultra droite et d’ultra gauche.

 

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Hautes-Alpes