Hautes-Alpes : les syndicats agricoles épinglent les députés sur leur vote en faveur du CETA

Les Jeunes Agriculteurs des Hautes Alpes et la FDSEA sont allés rencontrer Pascale Boyer, députée des Hautes Alpes ce mercredi 31 juillet. Le but de cette rencontre était de revenir sur le vote en faveur du CETA de Madame la Députée.

Pascale Boyer, est revenue longuement sur les détails de la signature de cet accord. Selon ses dires : « Le CETA est en expérimentation depuis 2 ans et seulement 119 tonnes de viande bovine du Canada sont entrées sur le marché français. Sur ces 119 tonnes, 52 contrôles ont été réalisés et se sont avérés conformes aux normes européennes. Le risque est selon elle, mesuré et va permettre à la France de développer ses exportations de viande »

Les Jeunes Agriculteurs des Hautes Alpes et la FDSEA sont beaucoup plus inquiets que Madame la Députée. Ils sont revenus sur les différences de production entre la France et le Canada. Ils ont rappelé à Pascale Boyer que le Canada autorisait les protéines animales transformées, le glyphosate et les traitements antibiotiques. De plus, l’accord prévoit la possibilité d’importer et ou d’exporter 65 000 T de viande bovine, les JA 05 et la FDSEA ont sensibilisé Madame Boyer sur la difficulté de contrôler la totalité de la viande en provenance du Canada. Ils ont aussi appuyé sur la fragilité du marché Français et le risque que les gros industriels français préfèrent acheter de la viande moins chère au Canada et délaissent la qualité de la viande française.

Les Jeunes Agriculteurs et la FDSEA ont remis symboliquement un menu spécial CETA à Pascale Boyer et lui ont rappelé qu’ils ne manqueraient pas de veiller au grain et de la mettre devant le fait accompli à chaque dérive de cet accord !

En amont du vote du CETA, Les Jeunes Agriculteurs et la FDSEA avaient préalablement rencontré Joël Giraud afin de soumettre les craintes de la profession liées à la signature de ce traité. A l’image de Pascale Boyer, Joël Giraud a rappelé une nouvelle fois son soutien à cet accord géopolitique. Selon lui, le CETA n’apporte pas de risques sanitaires à la population française puisqu’il est « cliqueté » sur le respect des normes européennes. Les syndicats agricoles ont insisté sur la différence entre normes européennes et normes françaises créant déjà une concurrence déloyale semant le trouble dans l’esprit des consommateurs.

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