Hautes-Alpes : la mobilité électrique dans toute sa dimension ce week-end au plan d’eau d’Embrun

C'est l’un des temps fort du week-end qui permet de se rendre compte d'un autre volet de notre patrimoine : l’environnement. 

Le salon Eco’ mobil se déroule jusqu’à dimanche au plan d’eau d’Embrun sous l’égide du Syme 05. Du vélo à la voiture en passant par la trottinette tout y est. On a visité le salon en avant première ce vendredi avec Stephane Raizin le directeur du Syme05 et Albert Moulet son président :

Salon ÉcoMobil’ - FORUM du samedi 21 septembre 2019 (11h) :
Augmenter la part modale du vélo : Infrastructures et usages

Huit déplacements quotidiens sur dix en territoires ruraux s’effectuent en voiture, une situation qui a
des répercussions sur la santé, la qualité de vie et le bilan carbone de ces territoires, sans parler du
budget transport des ménages dans lequel la voiture présente un coût élevé.
Si le vélo en milieu rural et de montagne devient une réalité touristique, son usage au quotidien est
peu développé.
De telles statistiques mettent en évidence le manque d’alternatives à la voiture dans nos espaces :
- l’automobile y rencontre en effet peu de contraintes (absence ou faiblesse de difficulté de
circulation/stationnement) ;
- l’usage du vélo se trouve empêché par le manque d’aménagements, qui crée de l’insécurité
pour les cyclistes, et les longues distances entre les lieux de vie et d’activités. En territoire de
montagne, le relief vient apporter de nouvelles contraintes.
Il est pourtant possible de développer le vélo utilitaire et de favoriser la transition écologique de nos
villes et de nos territoires également via la mobilité. En complément et en articulation avec d’autres
solutions comme le covoiturage, l’autostop organisé et le transport à la demande, le vélo est
un levier de poids et participe à ce cocktail de mobilité. 
Dans les actions à mettre en œuvre et les pratiques à promouvoir, on note bien sûr les
aménagements à réaliser pour sécuriser et faciliter les déplacements à vélo mais également
l’utilisation du vélo à assistance électrique. Le VAE permet en effet de crédibiliser l’usage du vélo
comme alternative à la voiture.
Ce forum permettra de dresser un état des lieux rapide, de livrer des retours d’expériences de
collectivités et d’associations engagées, et d’évoquer les pistes d’actions possibles pour développer
la pratique du vélo et augmenter sa part modale.

Interventions :
Sylvain MERCIER, Atmosud : la qualité de l’air / l’impact des transports
Simon VITORGES, Conseiller en mobilité, Association Mobilidées : comment développer les
alternatives à la voiture individuelle et promouvoir/encourager/sécuriser la pratique du vélo
au quotidien ?
Marc VIOSSAT, Vice-Président du Conseil départemental : l’action du Département : schéma
directeur des aménagements cyclables, chargé de mission mobilité, accidentologie/sécurité,
routes, etc.
Jean-Claude DOU, Vice Président du SyMEnergie05 : le projet de déploiement de bornes de
recharge pour vélos à assistance électrique retenu par l’ADEME et le développement de
services de mobilité (plan VAE05)

Salon ÉcoMobil’ - FORUM du Samedi 21 septembre 2019 (14h) :
La voiture électrique n’est pas seulement un véhicule : de la mobilité au
stockage d’énergie.
Beaucoup d’attentes pèsent sur les voitures électriques. En plus d’une mobilité plus vertueuse,
l’Europe, les gouvernements de nombreux pays, les énergéticiens et d’autres professionnels les
imaginent dans une dynamique de développement des énergies renouvelables et d’équilibrage des
réseaux de distribution de l’électricité. C’est le principe des réseaux intelligents associés aux
technologies « V2G » (véhicule to grid), restitution de l’électricité contenue dans la voiture au réseau
de distribution et leurs dérivés limités à un logement (V2Home) ou un bâtiment (V2B).
Avec un réseau électrique qui, pendant des dizaines d’années, mettait simplement en relation des
consommateurs avec les moyens de production nationaux composés de grosses centrales à côté
desquelles des unités plus petites assuraient l’ajustement de l’offre à la demande, la gestion du
système était relativement légère. Mais le développement des énergies renouvelables, dont le
volume provient en partie d’une multitude de particuliers et de petites structures, a changé la donne.
Désormais, il faut composer avec des sources dont le flot de production varie en fonction de la
journée (photovoltaïque) et de la météo (éolien). La gestion de tout cet ensemble demande une
finesse et une grande réactivité qui pourrait passer par le stockage de l’électricité en autre solution
que la consommation instantanée.
Cette solution nouvelle qu’est le stockage de masse en utilisant les batteries des véhicule stationnées
90% du temps chargées de récupérer l’énergie produite en surplus par rapport à la demande
électrique, permettrait de restituer à la demande, selon les besoins de consommation, et dans les
temps de disponibilité très rapides. Par la suite il convient d’aborder pour être complet la seconde
vie des batteries et le retraitement puisque les cycles de charge et de décharge imposés par les
nouveaux usages du stockage entraineront une « fatigue » plus rapide des composants
électrochimiques internes.
Interventions :
Stéphane RAIZIN, Directeur du SyMÉnergie05 : Explication du principe du V2G/V2H/V2B
Projection d’un film Renault : Un nouveau modèle économique V2G
Yann BIDAULT, YBSolution : Les batteries stationnaires en stockage des énergies
renouvelables
Marc VIOSSAT, Vice-président du Département des Hautes-Alpes, en charge des ressources
naturelles, de l’énergie, du climat et des déchets : De nouveaux usages de la mobilité dans
les Hautes-Alpes, terre d’énergie (le Département comme producteur d’énergies
renouvelables stockable et mobilisable localement avec le véhicule électrique).
Stéphane BALAGNA Directeur TOYOTA Gap : Présentation de la filière de recyclage des
batteries utilisées dans les véhicules hybrides.

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