Hautes-Alpes : Avant les obsèques du père Dubois ce mercredi, retour sur son engagement auprès des migrants

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Hautes-Alpes : Les obsèques du père Dubois auront donc lieu ce mercredi à 11 heures en la cathédrale de Gap. Elles seront célébrées par monseigneur Xavier Malle, l’évêque de Gap et d’Embrun en présence de monseigneur Di Falco. Le responsable de la paroisse Saint-Arnoux de la ville de Gap nous a quitté vendredi dans les conditions que l'on sait et sur lesquelles il est bien inutile de revenir tant ce sujet à ému et touché l’ensemble des habitants du département des Hautes-Alpes qui était très nombreux avoir croisé la route de Sébastien Dubois. Alors au moment où il va rejoindre le ciel nous avons souhaité revenir sur quelques unes de nos rencontres qui expriment bien l’engagement, la sincérité et la jovialité de celui qui a accompagné, notamment au Laus, à Veynes et à Gap, tant de personnes dans les bons moments et dans les moments plus difficiles. Ainsi nous l’avions parmi, tant d'exemples, retrouvé en train de porter assistance aux migrants dans les locaux du Secours Catholique de Gap complètement saturé. Toujours disponible, toujours passionné, il faisait tout pour mettre en valeur sa paroisse Saint-Arnoux tout au long de l’année tout comme la fameuse cathédrale de Gap où les travaux se terminent. Nous l’avions suivi jusque à l’horloge. Le Père Dubois n’est plus et quelque soient les questions sans réponses claires à ce jour sur les raisons qui l'ont conduit à ce geste, Sébastien Dubois laisse un grand vide mais aussi le souvenir d’un être pétri d’humanisme et de l’amour des autres. Hommage D!CI TV.

Hautes-Alpes : Avant les obsèques ce mercredi à 11h, le souvenir de l'humanisme du Père Dubois from ALTO Dici Radio on Vimeo.

Retour sur l'engagement de Sébastien Dubois auprès des migrants...

De l’extérieur, tout paraît calme. A l’intérieur, c’est une véritable ruche. En plein cœur de Gap, avenue commandant Dumont, près de la gare, préfecture des Hautes-Alpes, voila des dizaines et dizaines de mineurs venus de Côte d’Ivoire, de Guinée et de tant d’autres pays africains.
Autour d’eux des bénévoles, ceux du secours catholique. Chacun son rôle. Certain les réconfortent avec un café et quelques biscuits, d’autres leur apprennent le français. Certain les renseignent sur les démarches administratives, mais surtout tous cherchent à les écouter.
Certains ne disent pas un mot, d’autres racontent ce terrible parcours : quitter leur pays et leur famille, traverser dans les conditions que l’on connaît la Méditerranée, remonter l’Italie puis passer la frontière en pleine montagne à 1600 m au col de l’Échelle. Fuir les gendarmes ensuite, quitte à passer « par la brousse » comme ils l’appellent. Contourner les forêts qui vont leur permettre d’aller jusqu’à Briançon. Là, les habitants, militants ou simplement solidaires, les accueillent.
Puis, s’ils se déclarent mineurs, direction Gap pour procéder à ce qui est appelé l’évaluation, c’est-à-dire la vérification qu’ils le sont bien.
En attendant, ce sont des centres d’hébergement, comme on l’a vu à Ancelle, Champtercier, Embrun et plus récemment à la Baie Saint Michel à Chorges.
Et le parcours de ces jeunes reconnus comme mineurs ne s’arrête pas là : une fois leurs papiers en main, ils sont dirigés vers Marseille où, faute de place ou à cause de problèmes administratifs, on les laisse à la rue.
Alors, nous sommes allés les rencontrer ainsi que tous les bénévoles du secours catholique qui les entourent, pour mieux comprendre.
Loin des grands débats de fond sur le sujet, loin des postures pour anti-migrants, on découvre là, la violence de ce que vivent ces jeunes et ces gestes quotidiens que tous ces bénévoles considèrent comme naturels et qui incarnent si bien la solidarité montagnarde. Si certains devaient en douter, Sylvie, Christophe, Sophie, Alain… démontrent chaque jour qu’elle existe plus que jamais.

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