Hautes-Alpes : un franco-polonais condamné ce jeudi pour avoir fait feu avec une arme factice sur les policiers

Il représentait un danger pour sa vie et celle des policiers. C'est en somme la conclusion du procès qui s'est tenu ce jeudi à Gap pour ces faits survenus le 29 août 2019. Le prévenu avait alors tiré quatre lacrymogènes avec un pistolet d'alarme, ce que ne pouvaient pas savoir les policiers selon l'IGPN, "la police des polices", qui estime que le comportement des agents a été exemplaire lorsqu'ils ont tiré sur le prévenu, qui avait ouvert le feu avec cette arme. Le tribunal a condamné Przemyslaw Chwiej à trois ans de prison avec sursis et interdiction de posséder une arme pendant 5 ans. De plus, il devra verser 1200 euros à chaque policier au titre des dommages et intérêts ainsi que 500 euros pour leurs frais de justice. Sa plainte contre les policiers a par ailleurs été classée sans suite.

Pour rappel, notre article et le témoignage de Przemyslaw Chwiej datant de septembre 2019 : 

Le sujet fait grand bruit et pour cause : un homme accuse les policiers de Gap de bavure après avoir été grièvement blessé par balle suite à leur intervention le mercredi 28 août dernier à son domicile au 3ème étage du Méal , avenue Émile Didier à Gap. Il a décidé de porter plainte pour “violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique”. Deux enquêtes ont déjà été ouvertes : une suite à une plainte pour agression contre l'un des policiers et une autre confiée à l'IGPN , la police des polices, qui va devoir dire si les policiers étaient vraiment en état de légitime défense.

Dans cette faire deux versions s'affrontent :

Celle des policiers d'abord sachant que leurs syndicats soulignent qu'il s'agit de policiers expérimentés et qu'ils ont fait preuve de professionnalisme.  Ils rappellent d'abord que les policiers sont intervenus  pour sauver la vie à cet homme Franco-Polonais suite à l'appel du fils de la victime qui craignait que celui-ci mette fin à ses jours après avoir reçu un SMS: "J'en ai marre, débrouillez vous sans moi". Les policiers Gapençais ont d'abord devant son attitude utilisé leur pistolet à impulsion électrique , avant d'ouvrir le feu quand l'homme a tiré sur eux avec son pistolet. Un pistolet d'alarme ce que les policiers ne pouvaient pas savoir, sachant qu'il fait le même bruit qu'une arme normale. Le fils de l'homme avait en effet indiqué un peu plus tôt que son père avait une arme disant ne pas savoir si c'était une vraie ou une fausse.

L'autre version c'est celle de l'homme,  Przemyslaw Chwiej  et de son avocat maître Kader Sebbar. Selon lui, même s'il était déprimé et un peu alcoolisé, son client n'avait nullement l'intention de se suicider pas plus que de tirer sur des policiers. Selon l'avocat, les policiers auraient demandé à l'homme de sortir de chez lui après que celui-ci ait tiré un coup en l'air. Celui qui est agent SNCF dit avoir obtempéré et être sorti avant que les policiers ne lui demandent de retourner cherche son arme, ce qui selon les syndicats de police est un scénario improbable.  Et c'est en revenant qu'il aurait fait l’erreur de pointer son arme factice machinalement vers eux. C'est à ce moment là que la fusillade éclate.
L'homme d'abord "tasé" reçoit quatre balles, deux dans le ventre et les deux autres dans la cuisse; sachant qu'une cinquième s'est logée dans sa sacoche dans son dos. 11 impact de balles auraient été relevés dans le couloir soit 16 tirs de 9 mm en tout....

Przemyslaw Chwiej  et  son avocat maître Kader Sebbar soutiennent "mordicus" leur version des faits au micro de D!CI TV :

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