Publié par Anonyme (non vérifié) le mer, 28/10/2020 - 20:56

Le nombre de contaminations bat des records comme en France, où la situation se tend dans les hôpitaux. Pour tenter de reprendre le contrôle de l'épidémie, Emmanuel Macron annonce un reconfinement du pays jusqu'au 1er décembre a minima. Une mesure qui entre en vigueur dès minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi
La France à nouveau confinée : "L'ensemble de ces mesures entrent en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi", "jusqu'au 1er décembre"a indiqué le président.
"J'ai décidé qu'il fallait retrouver à partir de vendredi le confinement qui a stoppé le virus", déclare le président. Et d'ajouter : "Les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer, les Ehpad resteront ouverts".
Emmanuel Macron annonce "le retour de l'attestation", pour faire ses courses. "Vous ne pourrez pas vous déplacer d'une région à l'autre", estime le président, précisant des exceptions ce weekend pour rentrer de vacances.
"Les crèches, écoles, collèges et lycées resteront ouverts", ajoute Emmanuel Macron, précisant que "le télétravail sera généralisé", mais les services publics continueront".
"Restez au maximum chez vous, respectez les règles. La réussite dépend du civisme de chacune et chacun d'entre nous".
Nous sommes submergé et surpris par l'accélération soudaine du virus a indiqué le Président: "Le virus circule en France à une vitesse que les mêmes les prévisions les plus pessimistes n'avaient pas anticipées", reconnait Emmanuel Macron au début de son allocution.
Nous sommes débordés par une seconde vague qui sera plus meurtrière que la première", déclare Emmanuel Macron.
Si nous ne donnons pas un coup de frein aux contaminations, nos hôpitaux seront très vite débordés", a estimé le chef de l'Etat, précisant qu'il est inacceptable que les médecins aient à faire des choix.
"Dans ce contexte, ma responsabilité est de protéger tous les Français. En dépit des polémiques (...) je l'assume ce soir."
Et le président de conclure : "Nous nous relèverons si nous sommes unis et nous serons unis. Nous avons besoin les uns des autres. Nous sommes une nation unie et solidaire et c'est une condition que nous y arriverons. Nous sommes la France. Je compte sur chacun d'entre vous. Je serai là, nous serons là et nous y arriverons tous ensemble"
Les mesures:
Reconfinement total de la France jusqu'au 1er décembre mais moins fort qu’au printemps dernier
Confinement moins sévère que le premier. Notamment car les écoles et les services publics resteront ouverts. Les universités seront fermées mais les crèches, écoles, collèges et Lycées rouvriront ce lundi
L'attestation devient obligatoire pour tout déplacement
Toutes les compétitions sportives se dérouleront à huit clos
Poursuite de l'activité économique et encouragement du télétravail généralisé . Le président précise en effet que "Les usines, les exploitations agricoles, les bâtiments et travaux publics continueront de fonctionner. L'économie ne doit ni s'arrêter, ni s'effondrer."
Visites dans les Ehpad autorisées
Déplacements inter région interdits :"Vous ne pourrez pas sortir d'une région à l'autre, à l'exception des retours de vacances de la Toussaint. Il y aura une tolérance durant ce week-end de retour."
Les bars, restaurants et commerces non-essentiels seront fermés
«Tous les quinze jours, nous ferons le point sur l’évolution de l’épidémie»
Emmanuel Macron a annoncé des points réguliers sur l'évolution épidémie «tous les quinze jours». «Nous déciderons, le cas échéant, de mesures complémentaires et nous évaluerons alors si nous pouvons alléger certaines contraintes.» Laissant un peu d'espoir, il note : «Si d'ici quinze jours, nous maîtrisons la situation, nous pourrons alors réévaluer les choses et espérer ouvrir certains commerces, en particulier dans cette période si importante avant les fêtes de Noël.» Le président garde «l'espoir de célébrer en famille Noël et les fêtes de fin d'année».
Nous sommes submergé et surpris par l'accélération soudaine du virus a indiqué le Président: "Le virus circule en France à une vitesse que les mêmes les prévisions les plus pessimistes n'avaient pas anticipées", reconnait Emmanuel Macron au début de son allocution.
Nous sommes débordés par une seconde vague qui sera plus meurtrière que la première", déclare Emmanuel Macron.
Si nous ne donnons pas un coup de frein aux contaminations, nos hôpitaux seront très vite débordés", a estimé le chef de l'Etat, précisant que les médecins auront a faire des choix.
"Dans ce contexte, ma responsabilité est de protéger tous les Français. En dépit des polémiques (...) je l'assume ce soir."
La situation en France
Selon les informations de LCI, la barre des 3.000 personnes en réanimation est franchie ce mercredi : 3.036 (+127). La barre des 20.000 hospitalisés est elle aussi dépassée, avec 20.184 personnes (+1229 en 24h).
Depuis mardi, plus de la moitié de la capacité actuelle des services de réanimation -- qui n'accueillent pas que des malades du Covid -- est occupée par des malades du Covid-19. La France compte quelque 5.800 lits en réa au total, un niveau que les pouvoirs publics comptent faire monter en puissance ces prochains jours.
La situation dans les Hautes-Alpes
Selon les données hospitalières recueillies sur Santé Publique France au 27 octobre, 118 personnes sont hospitalisées dans les hôpitaux des Hautes-Alpes (Gap, Embrun et Briançon). Un chiffre en augmentation spectaculaire, puisqu'ils étaient à plus de 70 ce mardi matin. Sur ces 118 personnes, 17 d'entre elles sont en réanimations, sur les 29 lits qui seront prochainement disponibles dès mardi. Un bilan qui se maintient ces dernières 24 heures.
Le nombre de décès est plus alarmant, selon Santé Publique France, puisque deux personnes sont décédées ces dernières heures, portant à 36 le bilan total depuis le début de l'épidémie.
En revanche, une nouvelle positive, pour terminer ce compte-rendu : 207 personnes sont sorties de l'hôpital depuis le printemps dernier, guéries du virus, dont 5 ces dernières 24 heures.
La situation dans les Alpes de Haute Provence
La situation continue de se dégrader de manière considérable dans les Alpes de Haute-Provence. Depuis ces dernières semaines, les autorités assistent à une véritable flambée de cas. Le taux d’incidence vient de passer à 275 alors qu’il s’élevait à 200 ce lundi soir. Le taux de positivité est, lui, aujourd’hui de 17%.
On compte à présent une vingtaine de clusters dans le département dont 5 dans des Ehpad. Le plus gros, le plus préoccupant, se trouve désormais au sein de l’établissement « Les Lavandines » à Champtercier où 38 résidents et 23 membres du personnel ont été diagnostiqués positifs. 3 décès sont d’ores et déjà à déplorer ce mercredi soir.
Autre cluster important du côté d’Oraison. L’Ehpad « Les Opalines » est à son tour extrêmement touché par la Covid-19. 48 cas ont été recensés dont 36 résidents et 12 salariés.
A Digne-les-Bains, la situation continue de se stabiliser à Notre-Dame-du-Bourg. Les tests des résidents, effectués la semaine dernière, sont tous revenus négatifs. Un nouveau dépistage a été organisé ce mercredi. On comptabilise malheureusement un nouveau décès au sein de la structure. Il s’agit du 10e décès depuis la détection de ce « point chaud », le 24 septembre dernier.
L'hôpital de Barcelonnette a également recensé des cas positifs en son sein. 9 personnes ont été diagnostiquées positives au virus : 5 résidents et 4 membres du personnel. Une nouvelle série de tests est programmée pour le début de semaine prochaine.
A la Bréole, 5 cas avaient été enregistrés il y a quelques jours au sein de l’Ehpad. Le cluster devrait prochainement être clôturé par l’ARS 04.
Une flambée de cas qui provoque de très fortes tensions sur les services des centres hospitaliers à Digne-les-Bains et Manosque. De nombreuses interventions ont d’ores et déjà été déprogrammées afin de réquisitionner du personnel.
Pour l’heure, 45 personnes sont hospitalisées. 21 sont présentes à Digne-les-Bains dont 2 sont en réanimation. A Manosque, 24 patients ont été admis dont 3 sont en surveillance continue.
35 personnes ont perdu la vie dans les Alpes de Haute-Provence depuis le début de la crise sanitaire. Pour rappel, on a appris ce mardi le décès ce week-end d’un patient du centre des Carmes à Aiglun.
Photo : AFP
